Pinocron-Macrochet, les bourgeois et la révolution de l’autonomie

D’un côté, donc un pouvoir policier disposant d’une autonomie en expansion. De l’autre un gouvernement qui, se trouvant confronté à la persistance du mouvement, n’a plus qu’une seule politique : faire peur, tout en gardant un discours démocratique de façade. Si on ajoute à cela l’inventivité impressionnante d’une justice qui n’a jamais été aussi clairement de classe, pour surveiller et punir avec des peines assommoir sur des charges toujours plus ténues, tout est en place pour que le projet macronien ressemble à du Pinochet sans les morts.

Pinochet ? Comme vous y allez. Vous ne voyez pas la société autour de vous ? Ces files d’attente au cinéma et aux caisses des supermarchés, ces regards collés aux écrans, ces événements culturels, et tous ces gens qui ne parlent guère des gilets jaunes que quand il y a un embouteillage ou des gaz dans la rue… Mais au Chili, après le coup d’Etat, la vie a bien continué, et la consommation culturelle aussi. Une bonne partie de la classe moyenne a choisi de s’aveugler sur l’ampleur de la répression, pas seulement par peur, mais parce qu’elle partageait le projet néo-libéral des golpistes et qu’elle leur était reconnaissante de faire régner la paix sociale. Grands bourgeois ou petits employés, le pinochétisme a eu des partisans, nombreux, et des complices, innombrables. On identifiera sans mal ses homologues contemporains, aussi bien chez les éditocrates et autres stars macroniennes qui depuis quatre mois écument contre les gilets jaunes, que dans ce peuple des terrasses parisiennes qui regarde passer les manifs d’un air excédé sans paraître entendre le bruit des grenades à deux pas de là, mais aussi dans toute une partie du pays qui, sans porter forcément Macron dans son cœur, ne rêve que de retour à la normale. Non, nous ne sommes pas en dictature. Mais il va falloir mieux comprendre et nommer le régime où nous sommes entrés, où le gouvernement gouverne par une dénégation du réel jusque-là inédite et une brutalité dont seule la mort constitue pour l’instant la limite.

Serge Quadruppani, Changement d’époque, Lundi Matin du 6 mai 2019

Dr. Pinocron et Mr. Macrochet

Devant le déferlement de la Terreur qui tente difficilement d’écraser les derniers Gilets Jaunes encore debout, devant la fuite en avant dans les actes de barbarie commis par les milices que nulle volonté ne semble plus contenir [1], certains comme Serge Quadruppani font un parallèle qui interroge avec le Chili de Pinochet. Bien sûr, on objectera que le régime à l’œuvre dans notre pays n’a pas encore tué (du moins massivement, et tant pis pour Zineb Redouane et sa famille que les belles âmes oublient toujours). Ou encore que Macron n’est pas un dictateur militaire, mais « le fondé de pouvoir d’une oligarchie financière et économique qui l’a placé sur le trône, et l’en dépossédera à loisir ».

C’est juste.

Car des fascistes des années 30 aux juntes sud-américaines des années 70-80, et des juntes sud-américaines aux républiques despotiques d’aujourd’hui comme la Turquie ou la France (tout comme des Gestapo aux DINA, et des DINA aux BAC) il y a eu raffinement des méthodes de persécution, et enluminure des décors, pour que les régimes autoritaires deviennent présentables, pour que les autruches bien-pensantes à la tête enfouie dans le sable puissent continuer à se regarder dans la glace en dépit du sang qui coule sur le pavé des villes-musées et malgré les opposants politiques raflés en masse, forcés à monter dans des bus et parqués dans des camps d’internement improvisés, pour que la critique soit désactivée par la référence aux institutions démocratiques et républicaines fussent-elles de toc, et surtout pour justifier par l’existence de ces mêmes institutions une répression au grand jour quand auparavant elle se cachait dans les caves des Kommandantur ou derrière les murs des stades.

Mais il nous semble surtout que, loin de ces références exotiques, la « République » a trouvé l’occasion de renouer avec une tradition bien française, celle de la persécution par l’oligarchie bourgeoise de l’esprit de liberté et de justice incarné par les anarchistes – de fait, les gilets jaunes, qui ont consciencieusement coupé court à toute tentative de récupération partisane et à toute émergence de leaders autoproclamés, sont-ils autre chose que des anarchistes qui s’ignorent [2] ?

La persécution des gilets jaunes, c’est bien l’éternel retour de cette tradition « républicaine » qui a culminé de 1870 à 1900 avec l’extermination des communards puis les lois scélérates. Pour l’appliquer (n’en déplaise à M Ferry et Calvi) point besoin d’escadron de la mort, de stade ou de camp de concentration. La loi oligarchique, que servent les nervis en rangers ou en robe noire, contient tous les instruments imaginables pour écraser provisoirement l’idée de liberté et de justice à chaque fois qu’elle revient à l’esprit du peuple : l’opposition politique devient une « association de malfaiteurs » [3], le droit à l’insurrection de Robespierre un crime puni de 15 ans de réclusion, la confection de tracts ou de banderoles mène en garde à vue, et toute mutilation ou acte de barbarie policière est couvert par l’impunité administrative.

Alors non, le Président de la République n’est pas un nouveau Pinochet. Pinocron, le roi de la « fake-news » qui donne des leçons de vérité à la terre entière, comme Macrochet, le hochet provisoire qu’agitent les grandes fortunes détentrices des moyens de propagande pour détourner le regard des citoyens et leur offrir une victime expiatrice substituable, a bien plus de parenté avec Monsieur Thiers, le boucher de Paris.

En 1871, ce n’est pas une dictature militaire, mais bien la République Française qui extermina par exécutions sommaires 30 000 parisiens et en enferma 47 000. Tout comme en 2018-2019, c’est la République Française qui a mutilé trente gilets jaunes, en a blessé plusieurs milliers et arrêté plus de 10 000 autres (bien sûr, les chiffres exacts sont très difficiles à établir, puisque les communications officielles sont à des années-lumière de la réalité vécue).

Notre ennemi l’esprit bourgeois

Si La Boétie a intitulé son impérissable chef d’œuvre Le Contr’un, il s’était déjà avisé il y a 500 ans qu’aucun despote, pas même le despote élu, ne gouverne seul contre tous, ce que Marcel Conche a résumé en une belle formule : « le tyran tyrannise grâce à une cascade de tyranneaux, tyrannisés sans doute, mais tyrannisant à leur tour ». 

Il y a d’abord la mafia courtisane en voie de dégénérescence qui tient ses charges directement de lui et se prostitue donc à ses désirs. Et puis la forte troupe des miliciens bottés, qui partage la condition populaire mais préfère porter ses coups contre ses semblables que contre ses maîtres (La Boétie : « pour fendre le bois, on se fait des coins du bois même ; tels sont ses archers, ses gardes, ses hallebardiers »). Mais au-delà, il lui faut surtout le soutien d’une classe représentant 10 à 30 % de la population, essentiellement composée aujourd’hui de la bourgeoisie, dont il prend en main les intérêts en échange de leur indéfectible soutien. Il suffit de lire les commentaires aux articles consacrés aux gilets jaunes sur le Monde.fr, ou de se rappeler à quelle vitesse la bourgeoisie espagnole s’associa aux staliniens et aux franquistes afin d’écraser la révolution sociale de 1936, pour sentir tout l’attachement que cette engeance porte à la liberté et à la justice.

En somme, par les gains et les faveurs qu’on reçoit des tyrans, on en arrive à ce point qu’ils se trouvent presque aussi nombreux, ceux auxquels la tyrannie profite, que ceux auxquels la liberté plairait.

Etienne de la Boétie, Discours de la servitude volontaire

Ces jours-ci, on peut lire un étrange procès en inquisition mené par des libertaires contre Juan Branco [4]. Un des points reprochés à l’auteur du Crépuscule est le suivant : « Parce que sa rhétorique oppose un peuple fantasmé à une oligarchie, plutôt que d’opposer des classes sociales aux intérêts divergents ou de dévoiler les mécanismes de domination capitalistes ». Le reproche nous semble quelque peu spécieux : lorsqu’on parle en termes de peuple et d’oligarchie ou de technocratie, n’est-ce pas justement parler de groupes sociaux, certes hétérogènes, dont les intérêts moyens sont divergents ? La charge se précise en note de bas de page : « « le remplacement de l’analyse des rapports de domination capitaliste au profit de la dénonciation d’une oligarchie mondialiste est une tendance lourde » chez une partie de la gauche et elle relève d’un vieux réflexe antisémite ». Nous y voilà… Et ce n’est pas de la plume d’un conseiller à la Présidence ! Les auteurs iraient-ils jusqu’à nier l’existence de cette « oligarchie mondialiste » d’aéroport qui se sent plus à l’aise avec « ses amis new-yorkais » qu’avec ses concitoyens étroitement nationaux ? Il nous semble également que les propriétaires des moyens de propagande en France, qui ont fortement contribué à créer de toute pièce le fondé de pouvoir Macron, ne sont pas des « rapports de domination » flottant dans l’air, mais bien des personnes, identifiables, avec un nom et une adresse, qui s’accrochent à leurs intérêts.

Cela dit, il est très clair qu’au-delà des groupes sociaux privilégiés qui défendent consciemment ou inconsciemment le monde tel qu’il est, et justifient en conséquence la répression terrible qui s’abat contre ceux qui le contestent, il règne un état d’esprit bien plus diffus et qui a pénétré bien au-delà des limites de la classe bourgeoise en tant que telle.

L’état d’esprit bourgeois et boutiquier, l’aspiration au mode de vie bourgeois, la réduction de la vie à l’état du producteur-consommateur, la consommation ostentatoire – cette volonté d’imiter le mode de vie des classes supérieures théorisé par Thorstein Veblen, tout cela se retrouve dans toutes les classes sociales, et peut-être encore plus dans les basses classes moyennes qui ont fourni le gros du contingent des gilets jaunes : l’écart qui se transforme en gouffre (notamment sous l’effet du désastre écologique) entre les promesses et la réalité vécue par ces couches sociales nourrit le sentiment de déclassement et l’esprit de révolte visant à retrouver un passé d’abondance idéalisé et à jamais révolu. Comme l’écrit Lieux Communs, « Le mouvement des gilets jaunes est l’instinct de survie d’un peuple qui ne veut pas mourir».

Terrasser la totalité marchande : la révolution de l’autonomie

Les gilets jaunes ne sont pas révolutionnaires. Ils ne veulent pas renverser un monde qui les révolte, ils veulent maintenir en vie un mode de mort qui se délite. Ils ne veulent pas débrancher la civilisation industrielle, ils veulent que l’on maintienne le plus longtemps possible sous assistance permanente ce mort-vivant. Derrière presque chaque Français, quel que soit son statut social, ses idées, ses activités et qu’il porte ou non le gilet jaune, se cache profondément un bourgeois cornucopien.

Mais pour reconquérir la souveraineté et la justice qu’ont très vite réclamés les gilets jaunes, il faudra bien terrasser cet état d’esprit bourgeois, cet uniforme qui a laminé l’universel. Il faudra redevenir autonomes, en toutes choses. Afin que cesse l’hypocrisie de ces manifestations et de ces émeutes où la plupart de ceux qui crient « Anti-Anticapitalistes » sont des gens dont le mode de vie fait que leur survie même dépend de la perpétuation du système oligarchique capitaliste, de la vie urbaine hors-sol, du salariat, ou des allocations distribuées par cet État qu’ils vilipendent, et qui ne peuvent donc se permettre d’aller au bout du processus insurrectionnel, le réduisant à un théâtre (dangereux) pour bonnes consciences. L’autonomie est aussi la condition impérieuse pour échapper à l’administration totale des hommes et des choses (façon taxe carbone, gestes écocitoyens et la surveillance de masse qui va avec : bref, l’écofascisme qu’avait prédit Bernard Charbonneau) qu’impose chaque jour davantage la survie dans ce milieu hostile qu’est devenu la Terre.

Le communisme, ce n’est pas l’appropriation des moyens de production industrielle, c’est la destruction de la production industrielle. C’est le retour à l’autonomie, à la production vivrière et artisanale, à la responsabilité, à l’inconfort, à la vie rurale, à la gestion collective directe de la vie politique locale et des biens communs confisqués au profit d’intérêts privés. Pour emprunter cette voie, pas besoin d’attendre les paradis futurs, le grand soir ou l’effondrement du capitalisme sous le poids de ses contradictions ou de la pénurie des ressources [5].

Ceci serait peut-être la seule définition provisoire que nous pourrions donner d’une révolution démocratique pour notre temps. C’est du reste une vieille approche, qui des narodniks aux communalistes libertaires inspirés par Bookchin se retrouvent derrière ce beau slogan, terre et liberté, que certains gilets jaunes ont repris [6].

Mais une telle révolution est-elle encore possible ? La civilisation industrielle a plus ou moins inconsciemment créé les conditions qui la rendent indépassable. Il n’est plus aujourd’hui possible de vivre, même très sobrement, sur la quasi-totalité du territoire national sans dépendre de dispositifs techniques industriels pour assurer la satisfaction de nos besoins vitaux. La pollution généralisée impose a minima l’usage de dispositifs de filtration de l’eau et de moyens d’analyse de sa qualité (puisqu’il pleut désormais du plastique jusqu’au sommet des montagnes) et de celle des sols, avec toute l’infrastructure en chaîne qui va avec pour produire ces dispositifs et les personnes capables de les concevoir et les fabriquer. Sans parler de l’héritage nucléaire qui, même si l’on arrêtait toutes les centrales aujourd’hui, implique de maintenir pendant des siècles des bataillons d’ingénieurs, leurs outils techniques, et toute l’organisation sociale que cela impose (plus les forces militarisées chargées de protéger les sites en question de toute intrusion). C’est ainsi que les personnes se revendiquant aujourd’hui autonomes en France passent leur temps à parler de panneaux photovoltaïques et de leurs batteries, de citernes béton et de systèmes de filtration de l’eau de pluie, de ballons tampons pour stocker l’eau chauffée par le soleil, de bouteilles de gaz et de voitures diesel, bref d’une vie peut-être hors réseau, mais certainement pas autonome de l’industrie.

Mais au-delà de ces considérations matérielles, une telle révolution réclame surtout des sujets révolutionnaires qui n’existent pas aujourd’hui, des esprits plus ou moins débarrassés des stigmates bourgeois et cornucopiens dont nous parlions plus tôt. A la vitesse où progresse le désastre et vu le chaos vers lequel nous mène la fuite en avant des oligo-technocrates, le temps manque pour les former. Pièces et Main d’œuvre écrit souvent : « il faut faire penser pour faire agir ». Lieux Communs précise avec une sublime métaphore : « nous avons besoin de paysans de la société ». Nous avons pu croire à l’occasion des gilets jaunes que la dissection approfondie des mécaniques de la civilisation industrielle bourgeoise allait susciter la révolte. Nombreux sont ceux qui ont également cru que la révolte viendrait de l’étalage ad nauseam des barbaries policières, à coups de vidéos tournant en boucle sur les réseaux sociaux. Il n’en a rien été. En réalité, c’est même toujours l’inverse qui se passe, comme le relevaient René Riesel et Jaime Semprun : ce n’est pas la connaissance fine du désastre qui créé la révolte, c’est le sentiment profond et physique de révolte qui créé le besoin de mettre des mots sur le désastre. Les gens qui comme nous écrivent sur ces questions se leurrent sans doute en imaginant parfois pouvoir influer sur le cours des évènements. Nous ne sommes lus que par des gens déjà en recherche, tout au plus ne pouvons-nous que renforcer leur radicalité, pas la faire naître.

[1] Certains contestent l’idée d’une Terreur d’Etat consciente, arguant que la puissance inédite de la répression proviendrait plutôt du fait que l’impéritie du ministre de l’Intérieur aurait laissé toute autonomie aux brutes, notamment de la BAC, formées à l’école de la banlieue. Vu le nombre de commissaires et commandants de police que nous avons personnellement compté sur le terrain pour encadrer au plus près les unités engagées face aux gilets jaunes, il nous semble au contraire que les forces de police ont été tenues très fermement, et copieusement endoctrinées par leur hiérarchie (« ils veulent vous tuer », « vous êtes le dernier rempart de la République »…) afin d’éviter tout risque de fraternisation. 
[2] Nombreux sont ceux qui comme Pièces et Main d’œuvre ou Raoul Vaneigem considèrent que « les mots « communisme », « socialisme » et « anarchisme » ne sont plus que des « emballages vides et définitivement obsolètes » » et qu’il conviendrait donc de les abandonner. A ce rythme-là, on enterrera aussi les mots République, démocratie, souveraineté, liberté, justice  et tant d’autres que le spectacle, la propagande, le règne de la  marchandise, bref, la fabrique de l’insignifiance ont profondément  souillé. Pour nous, il faut plutôt combattre pour ces mots, réhabiliter  leur sens, ne pas les abandonner à l’ennemi. Du reste, en choisirait-on  de nouveaux qu’ils seraient condamnés à subir les mêmes outrages. C’est  un sujet qui pourrait occuper un article complet, nous y reviendrons  sans doute. 
[3] « Association de malfaiteur » que l’on reproche aujourd’hui à R. (https://reporterre.net/En-prison-depuis-quatre-mois-Son-crime-Etre-anarchiste), comme lors du procès des Trente en 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A8s_des_Trente). La start-up nation est décidément bien peu innovante… 
[4] https://rebellyon.info/Crepuscule-ou-l-erreur-de-la-confusion-A-20628#nh5.  Ce nouveau témoignage des querelles de chapelles et des luttes  intestines qui pourrissent les milieux libertaires et rendent un immense  service au régime nous atterre. Dire que Branco est mégalo, c’est  « découvrir la lune » pour reprendre l’expression que ces auteurs  citent. Mais il nous apparaît qu’à l’heure où « le camp d’en face est  celui des tueurs » (A contretemps), il faut savoir où sont ses ennemis  immédiats, et ne pas perdre son énergie à décocher ses flèches contre  ceux qui ont les mêmes. 
[5] Comme le remarque Philippe Bihouix, « on en encore beaucoup sous le pied »,  malheureusement. Contrairement à ce qu’espèrent pieusement nombre de  « collapsologues » comptant sur le pic pétrolier, la pénurie des terres  rares ou autre calamité pour extractiviste, il y a peu de chance pour  que l’effondrement prenne la forme d’une rupture brutale, et bien  davantage pour que la rencontre des limites de notre milieu nous mène à  une lente et pénible descente aux enfers. 
[6] Des gilets tarnais, Gilets Jaunes, réveiller les paysans qui sommeillent en nous https://sniadecki.wordpress.com/2019/02/05/gilets-jaunes-paysans/  

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